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Aboubacar Makissa Camara, Directeur des Impôts : « En 14 jours, on a pu réaliser 1.300.000.000 de francs guinéens de vente de vignettes uniquement par Orange money »


Le Directeur National des Impôts, Aboubacar Makissa Camara, a présidé vendredi 14 avril 2017 une cérémonie dans la CRD de Tanènè Bouramayah, préfecture de Dubréka. L'évènement a été organisé par des femmes et jeunes de la localité pour soutenir les actions du président de la République, le Pr. Alpha Condé. Dans une interview accordée à la presse, le DNI est revenu sur l’objectif de la cérémonie, ainsi que d’autres points liés aux reformes engagées par son département.

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Bonsoir Monsieur !

Bonsoir !

Dites-nous, quel est le but de cette rencontre ?


L’objectif de la rencontre, c’est juste de s’imprégner de la volonté de la jeunesse, des femmes et des sages de la Basse Guinée à accompagner les actions de développement du professeur Alpha Condé. L’origine de la manifestation vient de la volonté des femmes de Fria et de Tanènè en synergie qui m’ont invité pour venir les accompagner dans le soutien au Pr Alpha Condé. Donc ici aujourd’hui vous voyez l’engouement autour de cet évènement historique, c’est justement pour accompagner toutes les actions de développement du Pr Alpha Condé.

Aujourd’hui, il y a une sorte de bicéphalisme qui existe en Basse-Guinée. En tant que fils de la région comment vous jugez cet état de fait ?

A notre entendement, il n’y a pas de quiproquo. Il n’y a pas de problème. Au niveau des sages, on n’a pas constaté une divergence, elle n’est que virtuelle. Il faut quelle soit légitimée par la majorité pour que cela soit vraiment. Donc, en ce qui concerne le choix de ‘’Kountigui’’ (Chef traditionnel de la Basse Guinée, ndlr), ce que vous voulez aborder, il est important pour moi en tant que jeune et citoyen de la Basse Côte de préciser qu’à ce niveau, il n’ ya qu’un seul Kountigui reconnu par la jeunesse toute entière de la Basse Côte, par toute la population de la Basse Guinée. Parce que l’intronisation d’El hadj Sékhouna Soumah comme ‘’Kountigui’’ de la Basse côte a été faite en synergie, en accord avec toutes les préfectures de la Basse Côte. Ce n’est pas un quartier ni un secteur qui l’a élu. Et puis ce n’était même pas un problème politique, c’était un problème purement organisationnel parce que nous voulons que désormais la Basse Côte soit unie derrière une seule personne qui pourra porter vivement la volonté de la population de la Basse Côte. Lorsqu’il s’agissait d’introniser le El hadj Sékhouna, les sages de la Basse Côte ont fait une tournée d’abord dans les huit préfectures de la Basse Côte pour préparer ces préfectures là et se retrouver à Kindia pour donner ce privilège à El hadj Sékhouna. Si aujourd’hui, il y a des contestations par-ci par-là c’est la démocratie, on n’est pas contre ça, mais nous en tant que jeunesse, fils et nouvelle génération de la Basse Côte, nous caution la colonne vertébrale de tous ces ainés là, nous disons non à la division et à la confusion de la Basse Côte, mais nous disons oui à l’unité de la Basse Côte. Aujourd’hui, la seule personne proclamée et acceptée comme Kountigui de la Basse Côte, c’est El hadja Sékhouna. Et c’est ce que je dis et c’est ce qui est valable pour toutes les populations de la Basse Guinée. Je parle au nom de tout le monde et toute la jeunesse de la Basse Côte.

Malick Sankhon, considéré comme l’un des hommes forts de la Basse Côte, veut-il vous céder son héritage politique ou non ?

Me céder son héritage ? Peut-être que c’est trop dit. Malick sankon, c’est un grand frère que je respecte, comme Soriba Sorel Camara, paix à son âme, que j’accompagne sur toutes les scènes politiques et de façon très objective. Parce que l’idéal que je développe c’est celui de permettre au Pr Alpha Condé de finir son mandat en beauté. Donc si Malick Sankhon est dans cette voie comme Soriba Sorel Camara l’a fait et comme tout autre fils de la Basse Guinée, il n’y a pas de problème. Je travaillerai avec tout le monde pour le bonheur de tous les citoyens de la Basse Guinée. Malick Sankhon l’a dit qu’il me soutient qu’il va m’encadrer, c’est normal en tant que grand frère de m’encadrer parce qu’il est important de préparer la relève, surtout quand on sent que cette relève elle est présente, il faut l’encadrer, il faut la soutenir.

Un éventuel troisième mandat pour Alpha Condé qu’en dites-vous ?

C’est la population qui se prononcera. Il l’a dit clairement, le Pr Alpha Condé, lors de ses interviews.

Et vous personnellement ?

Personnellement, je ne peux pas me prononcer là-dessus. Ce n’est vraiment pas d’actualité.

On sent que vous avez été virulent dans vos propos au stade. Est-ce que vous voulez dire non à ceux qui souhaitent s’opposer ?
Bon ! Mon tempérament ça dépend quand on est naturellement avec les autres. Mais quand on est un homme politique ça arrive aussi. Retenez que je suis une bête politique, sans me lancer des fleurs, mais je suis sûr et certain que je défendrai mes idéaux et je défendrais aussi mes différences en termes politique. Et aujourd’hui le choix porté sur moi-même par le Pr Alpha condé et son mandat mais aussi ses actions.

Votre relation avec les populations de Tanènè, de Fria et de Sombori prend de plus en plus de l’ampleur. Quel est votre secret ?

Le secret c’est la disponibilité, c’est la vérité. Il faut tenir à la population des discours de vérité. Il faut être disponible. Il faut être proche de la population, sentir leurs problèmes, chercher à identifier les difficultés et trouver des solutions. Sinon inviter les uns et les autres à être avec vous pour apporter des solutions concrètes à ces difficultés là, c’est ça mon secret. Je n’ai pas d’autre possibilité que de tenir leur langage et de vivre leur réalité.

Qu’en est-il des reformes au niveau des impôts ?

Vous avez constaté ces derniers temps plusieurs reformes qui sont envisagées qui sont très dures à supporter par la population, par certains travailleurs. Parce que la mentalité des guinéens n’étant pas prête à accepter ces reformes là d’un coup l’important de partir de façon graduelle pour mettre ces reformes en place. On a vu le guichet Ecobank qu’on a mis en place qui nous a permis de recouvrir très rapidement les prévisions et les dépenses voir même les doubler. On a aussi vu tout récemment la mise en œuvre de la vente de vignettes par orange money et par certains operateurs financiers un sujet qui prête à des confusions par-ci par là parce qu’il y a l’incompréhension autour mais nous allons bientôt vous inviter à un point de presse pour vous expliquer l’origine et pourquoi cette reforme et quel est actuellement l’impact de la reforme sur le civisme fiscal, mais aussi sur la performance de notre administration. En 10 jours ou 14 jours on a pu réaliser 1.300.000.000 de francs guinéens de vente de vignettes uniquement par orange money. Ça veut dire que les guinéens commencent à s’habituer au payement électronique. Il est question quand même de clarifier certaines situations liées à cette gestion là, parce que souvent, il y a des ambigüités d’autant que certains pensent que le directeur des impôt a des intérêts cachés derrière ce dispositif ou le ministre du budget a des intérêts cachés derrière ce dispositif, tel n’est pas le cas. Nous sommes prêts à répondre à toutes les questions pour clarifier à la population guinéenne que cette reforme est une très bonne reforme et que toute la Guinée doit soutenir parce qu’aujourd’hui nous sommes obligés de sécuriser les recettes parce que dans deux ans si on ne donne pas à cette administration sa capacité financière, si on ne la permet pas de répondre aux vraies questions de développement aucun directeur ne sera résister aux pressions des prévisions.


En tant que natif de Fria, qu’en est-il le cas de l’usine ?

En ce qui concerne l’usine Fria, la session se porte très bien. Les partenaires qui ont promis de revenir pour la réouverture de l’usine conformément au plan d’action qui a été défini avec le gouvernement guinéen, ce plan d’action est suivi. Aujourd’hui les recrutements se font, les activités avancent petit à petit. Et il y a été promis qu’en 2018 nous allons assister à la réouverture définitive de l’usine et les partenaires aujourd’hui qui sont présents dans la ville s’activent autour de ce projet là et le gouvernement guinéen aussi respecte son engagement et permet aussi aux partenaires de s’activer vraiment d’avantage pour que le projet puisse voir le jour. On a assisté tout récemment à la signature de certains accords qui ont finalisé définitivement la réouverture dont moi personnellement pour la signature du volet fiscal. Donc toutes ces actions là augurent de bonnes perspectives pour Fria, mais aujourd’hui il faut se dire que la vérité, Fria n’est plus comme avant. Si vous voulez vivre bien, manger bien, dormir bien, il faut aller à Fria. Je vous remercie.

Décryptage réalisé par Younoussa Sylla

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