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Afrique/Burkina: les auditions d’anciens ministres de Blaise Compaoré se poursuivent


Visés par une commission rogatoire de la Haute cour de justice, les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont convoqués depuis le mardi 6 septembre au camp de gendarmerie Paspanga, à Ouagadougou, pour s’expliquer sur leur rôle durant l’insurrection populaure des 30 et 31 octobre 2014.

Les enquêteurs s’intéressent au particulier au déroulement du dernier Conseil des ministres de l’ère Compaoré, qui avait entériné le projet de modification de l’article 37 de la Constitution (lequel était censé permettre à l’ancien chef de l’État de se représenter à l’élection présidentielle).

Seize ministres interrogés mardi

Sur les trente-deux ministres qui composaient ce gouvernement, seize ont été interrogés mardi et plusieurs autres étaient en cours d’audition ce mercredi. « Seuls les ministres encore au Burkina se sont présentés, après être venus d’eux-même à la gendarmerie », explique une source sécuritaire.

Arsène Bongnessan Yé, ex-ministre d’État chargé des relations avec le Parlement et des réformes politiques, Alain-Édouard Traoré, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, ou encore Jean-Bertin Ouédraogo, ex-ministre des Infrastructure, font partie des principaux ministres déjà entendus.

Tiao et Kouanda absents

Luc Adolphe Tiao, l’ancien Premier ministre, est le principal absent de ces auditions et ne devrait pas répondre à sa convocation. Actuellement en Côte d’Ivoire, comme plusieurs autres barons du régime Compaoré, il est notamment accusé d’avoir signé une réquisition autorisant aux forces de défense et de sécurité l’usage de la force pour maintenir l’ordre public.

Les enquêteurs ne devraient pas avoir plus de nouvelles d’Assimi Kouanda , ancien ministre chargé de mission auprès de la présidence et ex-patron du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP, le parti de Compaoré), qui a fui le pays après la chute de son mentor.

Ces convocations d’anciens ministres à la gendarmerie font suite à la procédure engagée par le Conseil national de transition (CNT), le parlement intérimaire, contre le dernier gouvernement de Blaise Compaoré. Le 16 juillet 2015, les membres du CNT avaient mis en accusation l’ensemble de ses membres devant la Haute cour de justice pour « coups et blessures volontaires, complicité de coups et blessures, assassinats et complicité d’assassinat » durant l’insurrection populaire d’octobre 2014.

Source JA

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