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Direction générale des Douanes : La 21ème session du comité des experts de l’Organisation Mondiale des Douanes pour l’Afrique de l’ouest et du centre prévue à Conakry le 19 décembre 2016


En prélude à cette rencontre, la Direction Générale des Douanes a conféré ce mardi, 06 décembre 2016 à Conakry avec la presse nationale pour l’annonce de la tenue en Guinée de la 21ème session du comité des experts de l’Organisation Mondiale des Douanes pour l’Afrique de l’ouest et du centre. Il s’agira au cours de cette rencontre de discuter de certains plans d’action et d’évaluer les recommandations issues de la dernière réunion tenue à Conakry en avril dernier. Aussi, l’examen des mesures douanières en vue de la facilitation et de sécurisation de la chaine logistique du commerce international.

Le Directeur général des douanes, Gl Toumany Sangaré a rendu publique cette information, en compagnie de plusieurs cadres et membres de l’administration douanière guinéenne. La session sera organisée sous l’égide du ministère du budget. Ce qui témoigne l’ouverture de la Guinée aux autres pays du monde. A ce titre, le responsable de la direction des douanes explique les circonstances dans lesquelles la Guinée a été désignée pour abriter cette cérémonie.


« Notre pays est membre d’une organisation internationale. C’est l’organisation mondiale des douanes qui compte près de 180 pays. Cette organisation mondiale des douanes est chargée d’élaborer et de vulgariser les outils et les instruments qui concourent non seulement au renforcement des capacités des administrations membres, mais aussi à la facilitation du commerce licite international. C’est une organisation qui travaille en étroite collaboration avec l’organisation mondiale du commerce. Compte tenu de l’importance de l’organisation et du nombre élevé des membres, l’organisation mondiale des douanes a décidé de créer des régions et de repartir les Etats membres entre ces régions. Notre pays, la Guinée fait partir de la région de l’Afrique de l’ouest et du centre. Et cette région comprend 23 pays membres. Sur le plan instance l’OMD au delà des réunions techniques qu’elle organise régulièrement au siège à Bruxelles organise le conseil de coopération douanière chaque année à Bruxelles, conseil de coopération auquel tous les pays membres sont invités et c’est au cours de ce conseil que les politiques générales sont discutées. En ce qui concerne notre région, la région de l’Afrique de l’Ouest et du centre, nous tenons chaque année, la réunion des directeurs généraux de l’Afrique de l’ouest et du centre. Cette réunion est précédée de deux autres réunions que nous avons appelées la réunion des experts. Donc ce comité des experts se tient deux fois entre les deux réunions des directeur généraux. La première c’est celle qui se fait avec les experts seulement dans un pays qui est désigné par la vice-présidence à l’occasion de la réunion des directeurs généraux. La deuxième c’est celle qui précède immédiatement la réunion des directeurs généraux. Et nous nous avons eu l’honneur, à l’occasion des réunions des directeur généraux des douanes de l’Afrique de l’ouest et du centre pour la région de l’OMD qui s’est tenue à Abidjan, je crois au mois d’avril passé. Notre pays a été désigné pour abriter la réunion du comité des experts en décembre. Donc c’est une réunion qui va regrouper 23 pays membres. Et chaque pays est sensé d’envoyer 2 experts ».

Poursuivant, le DG de la douane a entrevu dans son exposé des lignes qui seront abordées au cours de la rencontre. « A l’occasion de cette réunion, nous allons discuter de certain plan d’action. Nous allons également évaluer les recommandations qui ont été faites lors de la dernière réunion des directeur généraux pour la région de l’OMD pour l’Afrique de l’ouest et du centre. Ceci permettra à la vice-présidence qui est actuellement assurée par la côte d’ivoire, en la personne du directeur général des douanes de la CI qui a été élu par l’ensemble des directeur généraux à Abidjan en avril passé, d’évaluer chaque administration sur la mise en œuvre des recommandations qui ont été faites au cours de la dernière réunion des DG ».

Cette rencontre sera également l’occasion pour chaque pays membre d’être évalué pour connaitre par conséquent le rang qu’il occupe. A ce titre, tous les pays seront classés en fonction de ce qu’ils ont fait et ce qui permet à chaque pays de voir quel est son niveau d’avancement en matière de recette douanière. « Le but recherché d’abord, c’est l’aspect politique, la considération qui est faite pour le pays organisateur de prouver qu’il est en mesure de regrouper 23 pays pour discuter les questions de la loi. Cela est un signe d’ouverture. Cela voudrait dire que notre administration est en parfaite collaboration non seulement avec les autres administrations de l’Afrique de l’ouest et du centre, mais également avec l’organisation mondiale des droits. D’où par conséquent avec l’OMC. Parce que notre travail c’est de sécuriser la chaine logistique du commerce internationale. C’est de faire en sorte que le commerce soit facilité. C’est de faire en sorte que le contrôle se fasse correctement, mais tout en allant vers la facilitation du commerce. Donc voila deux choses qui sont difficiles à concilier : le contrôle et la facilitation. Donc la rencontre aura lieu ici. L’ordre du jour viendra de la vice-présidence. Le vice président à Abidjan a un cabinet qui a assisté des personnes ressources venant des autres administrations. Il y a également des structures régionales : il y a une structure régionale qui s’occupe de la formation, il y a une structure régionale qui s’occupe de la fraude. Toutes ces structures régionales relèvent de la vice-présidence de l’Organisation OMD pour AOC de l’Afrique occidentale. »

A la question de savoir comment se porte l’administration douanière guinéenne et quelles sont aujourd’hui les actions sur le terrain, le DG Toumany Sangaré a cité en exemple la reforme par rapport au recensement biométrique. Une opération qui s’est faite non seulement par catégorie, mais aussi par grade. Ce qui n’était pas, selon lui, possible en Guinée il y a des années. Il a cité également la construction des bureaux dans les frontières qui sont en voie de finition. Et l’évolution du système informatique au niveau de la douane. Aussi, la création d’un service de division du renseignement de l’analyse de risque et de réorientation de contrôle. Cette division va permettre de recueillir les renseignements pour analyser les risques. Et en fonction des résultats de l’analyse des risques, les contrôles seront orientés.

« Cela nous permettra de sortir dans le lot des contrôles qui se faisaient n’importe comment. Il faut faire la différence entre un operateur honnête et un operateur malhonnête. Il ne faut pas les soumettre au même contrôle. Nous avons déjà eu des réunions avec toutes les compagnies de transport aériens et maritimes. La douane va recevoir désormais la manifeste des passagers qui passent par Conakry avant même que l’avion ne décolle du pays de la provenance. Cela nous permettra de recueillir des information, non seulement sur chaque passager en fonction du trajet que le passer a parcouru pour venir en Guinée. Et on comprendra si à l’arrivée à l’aéroport de Conakry le passager doit passer à un contrôle systématique ou si les bagages qu’il transporte doivent passer. Cela sera valable également pour le transport maritime ». a-t-il conclu.

Younoussa Sylla

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