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Droits de l’enfant : ''40 millions d’enfants sont maltraités et ont besoin des soins médicaux''


Le 20 novembre 1989- le 20 novembre 2016, voilà 27 ans jour pour jour que l’humanité célèbre la convention internationale relative aux droits de l’enfant. En Guinée, l’ONG Child’s Friends Guinea a célébré cette date, le dimanche 20 novembre 2016 à la Bluezone de Kaloum, en présence de nombreux enfants venus de plusieurs écoles de la capitale.

Le président de l’ONG, Adonis Bioh Kondiano, a tenu son discours de benvenue dans lequel il a lancé un appel pressant à l'endroit non seulemnt des acteurs, mais aussi aux ONG et à tous les parents d’enfants, pour la sauvegarde de la protection des droits de l’enfant. Il a aussi rappelé dans le même discours des chiffres jugés alarmants que nous vous proposons de lire l'extrait dont notre rédaction détient copie.

‘’ Tous les pays, à l’exception des USA et la Somalie, ont ratifié (se sont engagés à respecter). Des lors, ils penseront au bien-être des enfants, et seront à leur écoute. Mais aujourd’hui, le constat est toute autre réalité dans les pays ayant ratifié ladite convention.

Selon le World’s Chirld’s Prize Magasine, chaque année, 40 millions d’enfants sont si maltraités qu’ils ont besoins des soins médicaux ; ce droit à la protection reste bâclé. Environ 306 millions d’enfants travaillent et pour la plupart d’entre eux, le travail met en périls leur sécurité, leur santé, leur moral ou leur scolarité.

10 millions d’enfants sont exploités à travers les pires formes de travaux, comme soldats ou prostitués.
Au moins 1,2 millions d’enfants est victime de trafic. Ces dix dernières années, au moins 2 millions d’enfants sont morts, victimes de la guerre, 6 millions ont été blessés psychiquement. Un million a perdu sa famille ou en a été séparé. Des dizaines de milliers d’enfants sont employés comme des soldats, transporteurs et détecteurs de mines (chaque année plus de 1000 enfants tués ou rendus invalides par des mines). Au moins 18 millions d’enfants sont en fuite. 60 millions d’enfants ont la rue comme foyer. 90 millions d’autres enfants travaillent et passent la journée dans la rue.

Loin du constat dans les autres pays ou dans le monde, quelle situation dans notre pays, la Guinée.

Le constat reste encore très amer, car le droit de façon générale est très méconnu en Guinée, surtout le droit de l’enfant. En Guinée, 6 220 enfants ont perdu un de leurs parents ou les deux ou les personnes qui s’occupent d’eux. Tandis que 230 ont survécu et 519 sont décédés de la maladie à virus Ebola.

Récemment dans un rapport de l’office de la protection du genre, de l’enfance et des mœurs du ministère de la sécurité, durant les trois dernières années (2013, 2014,2015) 92 cas d’enlèvement d’enfants ont été enregistrés.

Cette situation doit nous interpeler à plus d’un titre, car les enfants ne doivent plus être victimes de toutes exactions ou violence dans notre pays.

Je saisis l’occasion pour lancer un appel à l’ensemble des services et des institutions en charge de la promotion des droits de l’enfant de coordonner leurs efforts et actions liés au bien-être de l’enfant. Et aux parents d’être vigilants et engagez dans l’éducation de cette couche fragile en vue d’une réponse rapide à la problématique de l’enfant en Guinée.

Nous souhaitons que la célébration de cette journée du 20 novembre puisse intéresser toute organisation relevant des droits humains et que cet événement soit célébré sur l’ensemble du territoire national et que les medias en fassent leur cheval de bataille.

Car l’enfant, qu’il vive dans sa famille, dans la rue, malade, handicapé, détenu ou partout, c’est un enfant, car il a droit de jouir pleinement de ses principaux droits. Tout comme nous, engagez-vous pour la cause des enfants car ils constituent la relève de demain’’.

La rédaction


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