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Dubréka : « on a essayé de rencontrer ces industriels ….. pour qu’au moins la jeunesse de Dubréka soit prioritaire par rapport à l’emploi », estime Mackiou Sall, président de la délégation spéciale de la Commune Urbaine


La rédaction de votre quotidien électronique a rencontré le président de la délégation spéciale de Dubréka. Nous avons évoqué avec lui quelques pistes de changement réalisés dans la commune depuis son arrivée à la tête. Ainsi que d’autres avantages et difficultés liés à la problématique de développement de la ville de Dubréka

Lisez….

Bonjour Monsieur !


Bonjour !

Vous êtes le président de la délégation spéciale de Dubréka. Dites-nous quel changement avez-vous apporté depuis que vous à la tête de cette commission ?

Depuis que nous sommes installés en 2015 au niveau de la délégation spéciale de Dubréka, il y a eu beaucoup de changements que la délégation spéciale a instaurés. Vous savez ce qui est plus brûlant à Dubréka, c’est le problème domanial. Nous sommes en train de faire une correction pour changement l’image pour que vraiment tous les citoyens de la Guinée et d’ailleurs puissent venir habiter ici. Dubréka est une zone industrielle. Il y a beaucoup de domaines qui étaient réservés aux industries mais qui sont hypothéquer parce qu’il y a eu des complicités de la part des autorités locales jusqu’à l’habitat. Quand je dis les autorités locales c’est les chefs de quartiers, les maires, les préfets et surtout l’habitat. Et les gens de l’habitat connaissent les domaines où se trouvent les zones industrielles. Mais ça n’empêche pas qu’on n’arrive pas à donner aux citoyens qui ont tous les documents légaux. C'est-à-dire la donation, le plan de marche, l’arrêté et même le titre foncier qui se trouve dans la zone industriel. C'est une complicité partagée entre les différents responsables à tous les niveaux. Mais quand même on est en train de voir avec les autorités pour corriger tout cela. C’est pourquoi on a instauré de nouvelles donations dans les différents quartiers parce que qu’on n’a pas fait de 22 quartiers à 31 quartiers. Actuellement, la commune urbaine de Dubréka à 31 quartiers pour une superficie de 700km2. Et à partir de là on a mis des donations où tu peux te retrouver deux photos sur la fiche de donation c'est-à-dire la photo du cédant, la photo du témoin de la part et d’autre. Ça nous permet de voir ce qui se passe dans les différents quartiers parce qu’avant qu’on arrive à valider la donation à la commune, il faudrait d’abord que les chefs de secteurs signent puis les chefs de quartiers avant que la mairie ne signe la donation. Ça diminue un peu le problème domanial.

Citez-nous quelques exemples de vos réalisations dans la commune ?

On a des réalisations dans différents marchés qui sont hypothéqués. On a beaucoup de chantiers comme le marcher de Simbayah , de Toumanyah, de Kagbélen village et un marché qu’on appelle Grand Moulin. Il y a un autre marché en face de Kagbelen plateau. Il y a un marché à Togolon qu’on a entamé aussi dans la zone Tampo. Il y a deux marchés aussi en chantier dans le quartier Kindiadi, c'est-à-dire le marché de Kakoulima-Rails qui est déjà à 70% de réalisation parce que le grand hangar est couvert en ce moment, on est à 80% de réalisation au niveau des toilettes. On a une envie de construire des forages dans ces différents marchés que je viens de vous citer. Il y a le pont qui sert la limite entre nos quartiers de Yorokobia en allant vers la Commune Rurale de Falessadé qui a été réalisé par la délégation spéciale. Il y a les toilettes au niveau de l’école primaire du centre, au centre ville de Dubréka, on a réalisé cela. On a encore changé des tôles dans une école dévastée par le vent en 2016 et qu’on a pu reprendre le hangar, on a remis des tôles. Il y avait des marchés où il a eu des dégâts. La délégation spéciale a appuyé et remettre ça au point. Ensuite, il y a certaines ouvertures dans les différents quartiers, les voiries urbaines qu’on a pu réaliser. On a équipé aussi les bureaux au niveau de la commune. On nous a dotés des ordinateurs pour la DCE, l’Etat civil, service de Finances, tous ces bureaux ont été équipés. On a fait aussi ce qui est plus important la réconciliation entre les différents citoyens. Par exemple au quartier de Bondabon, il y a eu un problème qui a durant pendant 7 ans entre les différentes familles. Après notre passage, il y a une entente parfaite entre ces gens grâce à la coopération de tous les conseillers. On a équipé la maison de jeunes de Dubréka, on a fait l’adduction d’eau. On a construit une radio communautaire qui est opérationnelle à plus de 150millions de francs guinéens, financement propre de la commune. La radio a été offerte par l’Unicef mais le bâtiment qui abrite cette radio a été réalisé par la délégation spéciale.

Dites-nous, quelles dispositions prises contre les gens qui occupent des bordures de montagnes, des cours d’eau et des rivières, surtout quand on sait que ce sont les espaces communs qu’on doit préserver?

On a invité les responsables de l’environnement, les agents des eaux et forêts au niveau de Dubréka pour qu’on puisse délimiter les bordures des cours d’eau pour qu’on ne puisse pas les détruire pour éviter des dégâts dans le futur. On prendra des dispositions nécessaires pour implanter les arbres au bord de ces marigots qui se trouvent dans la commune urbaine de Dubréka.

Il y a des gens qui occupent les domaines de l’Etat. Quelles dispositions contre cela ?

Quand l’Etat est venu pour récupérer ses domaines, il fallait qu’on demande à tous les citoyens qui ont les parcelles dans la zone industrielle de venir se recenser auprès des services de l’habitat afin que le statut soit ce qu’il faut faire. Parce que l’Etat ne peut pas laisser le citoyen construire et détenir le document jusqu'au titre foncier. Et qu’on puisse déguerpir ces citoyens comme ça. Il faut qu’on arrive à trouver des domaines de dégagement et de dédommagement avant qu’on ne demande à ces citoyens de quitter. Parce qu’il y a même certains qui ont mis des carreaux dans leurs maisons, des vitres… dans ces domaines et c’est ce qui est très dommage. Dans les conditions normales, on aurait du sécuriser ces domaines avant que le citoyen ne puisse l’occuper. Donc c’est un dossier très brûlant. Mais je pense qu’avec la compréhension de part et d’autre on va trouver une solution.

Dites-nous, quelles sont les perspectives de développement quand on sait que Dubréka est une zone industrielle ?

Il y a beaucoup de perspectives. Il y a plus de 19 usines qui fonctionnent au niveau de Dubréka. Mais ce n’est pas toutes les usines qui paient les taxes. Au moment où ces usines commenceront à payer les taxes, il y aura des retombées au niveau de Dubréka. Ça va créer de l’emploi, des recettes au niveau du budget communal et préfectoral. La condition de vie des citoyens va changer.

Présentement, est-ce que ces usines profitent à la jeunesse de Dubréka ?

Notre souhait c’est d’avoir plus. Ces usines n’arrivent pas à employer toute la jeunesse de Dubréka par rapport aux besoins. Mais on a essayé de rencontrer ces industriels pour qu’ils puissent changer de stratégie pour qu’au moins la jeunesse de Dubréka soit prioritaire par rapport à l’emploi. Donc ils vont essayer de comprendre pour qu’ils puissent employer maximum possible de jeunes.

Votre appel à l’endroit des citoyens de Dubréka ?

Ce qui est plus important, il faudrait qu’il y’ait une entente. La paix est la base primordiale qui permet de décoller au point de vue développement. Il faut d’abord une entente. S’il y a l’entente la jeunesse va être formée pour être dans les différents emplois au niveau de ces usines. Les autorités aussi à leur tour, surtout au niveau des habitats, il faudrait qu’elles prennent des dispositions pour qu’on n’arrive pas à mettre les citoyens dans les difficultés. C'est-à-dire octroyer les domaines de l’Etat aux citoyens. Donc il faut qu’on fasse pour qu’on identifie les domaines réservés de l’Etat et qu’on les sécurise.

Merci Monsieur !

Je vous remercie !

Interview réalisée par Ibrahima Kalil Diallo








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