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Guinée: célébration à Conakry de la journée internationale des télécoms


Le 17 Mai 1865-le 17 Mai 2017, voici 152 ans jour pour jour que l’humanité célèbre la journée internationale des télécommunications. Elle marque en réalité deux évènements importants : la naissance du télégraphe aux communications par satellite et à l’internet, ensuite la technologie pour répondre à un besoin fondamental de l’homme, celui de communiquer.

En Guinée, c’est le département en charge des postes, des télécommunications et de l’économie numérique qui a célébré ce mercredi la fête dans un réceptif hôtelier de Conakry sous le sous-thème : « Big Data pour un méga impact sur la vie de la population guinéenne ». Le ministre du dit département, Moustapha Mamy Diaby, a présidé la cérémonie du jour.

Par ailleurs, l’essentiel des débats a porté entre autres sur le rôle et l’importance des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour l’environnement social. Et l’apport des changements qu’elles opèrent au sein de la vie quotidienne des populations. C’est pourquoi d’ailleurs le directeur national des télécoms, Yacouba Cissé, a pris la parole pour définir le concept BIG Data qui permet, selon lui, de garder des données numériques.

Pour le ministre Moustapha Mamy Diaby, le secteur des télécommunications en Guinée est l’un des secteurs les mieux organisés et contribue au développement économique de notre pays. « Les télécoms nous ont permis de raccourcir les distances, de réduire les délais, de pouvoir permettre une mise en relation des producteurs et des consommateurs. Aujourd’hui cela se fait ressentir dans notre vie quotidienne. Nous constatons un bouleversement de nos habitudes qui vont dans le sens positifs dans les conditions de vie et de travail de nos concitoyens », a-t-il confié.

Selon le ministre, les Big Data sont les grandes quantités d’information qui sont collectées, traitées en forme de données statistiques pour permettre aux décideurs des secteurs public et privé de prendre des décisions avisées. « Pour qu’une entreprise s’installe dans un pays, elle aurait souhaité avoir accès à un certain nombre de données statistiques, des informations relatives aux habitudes de consommation des populations. Pour qu’une politique sociale soit cohérente, elle doit être basée sur des informations statistiques, sur les aspirations des populations, sur le niveau de développement des infrastructures. Donc disposer de toutes ces informations constitue de s’attaquer aux vrais problèmes ».

Il affirme avoir pris des dispositions du côté du gouvernement pour la sécurisation et la protection du système d’information guinéen. « Nous avons déjà présenté, faire voter et promulguer sur le cyber-sécurité, la loi sur la protection des données à caractère personnel, la loi sur les transactions électroniques. Nous avons créé une agence national de sécurité de système d’information qui a pour mission principale de veiller à ce que l’ensemble des systèmes d’information public-privé soient protégés, les systèmes d’information relatifs à la santé, à l’éducation, à l’agriculture, aux finances, bref à tous ceux qui touchent le monde économique, le monde social, soient protégés et mis à l’abri de ceux qui ont de mauvaises intentions ou qui sont tentés de faire des incursions pour pouvoir manipuler ces informations ou pouvoir commettre des infraction et délits ».

Un film documentaire de court métrage a été projeté à cet effet sur le cyber délinquance, le chantage, l’escroquerie et les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux. Le tout a été couronné par un appel lancé par le ministre Mamy Diaby à l’endroit de tous les guinéens d’être gardiens de la sécurité de notre technologie pour faire de ce secteur un vecteur de décollage pour que vivent la Guinée et les guinéens.

Younoussa Sylla pour kibarou.net


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