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Madame Jacqueline Sultan : « On a signé pour 100 mille tonnes d’engrais pour cette année 2017 »


La ministre de l’Agriculture, Mme Jacqueline Sultan, répondait à nos questions lors de la signature des conventions entre la Guinée et le Royaume du Maroc. Pour elle, au-delà de l’amitié existant entre ces deux pays, ces conventions signées à ce jour viennent conforter et consolider les signatures faites en 2014.

Lisez…


« Déjà, ces conventions sont les reflets d’une coopération sud-sud, d’extrêmement active et généreuse entre le royaume chérifien de Maroc et la République de Guinée. La deuxième, c’est que ces conventions viennent conforter, consolider les premières conventions signées en 2014, lors de la première visite de Sa Majesté le Roi dans le domaine qui me concerne, l’agriculture. Nous avions déjà démarré avec l’OCP (office Chérifien des Phosphates), l’étude de la carte de fertilité des sols. C’est quelque chose qui est assez nouveau en Afrique et que le Maroc a déjà réalisé avec beaucoup de succès et qui permet une utilisation raisonnée des entrants, notamment des engrais et en vue d’augmenter la productivité des rendements de nos productions agricoles. C’est une bonne chose d’avoir des engrais, mais c’est une autre de connaitre ces sols et de mieux utiliser ces entrants tout en protégeant naturellement les environnements. Et donc une de ces conventions va consolider cet apport puisqu’on a signé pour 100 mille tonnes d’engrais pour cette année 2017. Nous espérons avoir des résultats au bout de cette année, une augmentation de rendement céréalier et autre.

Une deuxième convention a porté sur le maïs. Et là, c’est une nouvelle approche d’agrégation. Vous avez plusieurs acteurs autour de la table, à la fois des producteurs, des utilisateurs et l’expertise et les banques. Le système financier sera autour. Et ça c’est une approche qui est assez innovatrice pour la Guinée. Donc, on va voir assurer à la fois un transfert de technologie en termes de maïs, mais aussi des acheteurs potentiels qui seront les fermiers marocains. Et également avoir des stocks de maïs pour la consommation locale ou pour la transformation.

La troisième chose, c’est l’irrigation. On sait que le Maroc a fait un boom gigantesque en termes de maitrise de l’eau, de la petite irrigation tout comme de la grande. Et nous voulons bénéficier de cette expertise. Et là, le Maroc nous offre un aménagement hydro-agricole sur 200 hectares en vue de faire le maraichage dans lequel on connait encore l’expertise marocaine.

La Guinée est à la fois un scandale géologique, aussi pour nous c’est un scandale agricole. Et je pense que ce sera le levier d’une croissance durable de la République de Guinée. »


Par Younoussa Sylla

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