Bannière

Parlement guinéen : des ministres se plaignent de leur budget 2018


Certains députés absents pour des raisons de missions et d’autres excusés, c’est le climat qui prévaut ces derniers temps à l’Assemblée Nationale. Un constat, qui n’impacte nullement le déroulement de la session budgétaire. Ce mercredi 06 décembre 2018 trois autres départements ministériels sont passés pour défendre leur projet de budget mais aussi décliner la politique sectorielle de leur ministère. Des membres du gouvernement d’ailleurs, qui se plaignent de la faiblesse de leur budget de fonctionnement.

La situation des fauteuils, qui sont le plus souvent vide à l’hémicycle n’empêche les députés de tenir les plénières depuis le début de cette session budgétaire, consacrée à l’examen de la loi de finances initiale 2018. Des absences, qu’on peut remarquer au niveau des différents groupes parlementaires. A cela s’ajoute le retard qu’accuse la tenue des plénières conformément au programme déroulé par le bureau de l’Assemblée National. Ce mercredi, dès 10 heures des ministres étaient déjà au parlement. Mais, il a fallu attendre jusqu’à midi 30 heure à laquelle le président du législatif est arrivé pour demander l’ouverture des travaux. Aussitôt la parole a été donné à Mariama Sylla, ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance plus d’une demie heure d’exposer pour relever les préoccupations auxquelles restent confronté son département, qui touches les couches les plus vulnérables et nombreuses du pays.

« Ces défis une fois relever, nous en sommes convaincu contribueront à la réalisation de l’un des programmes de développement économique et social, à savoir le développement inclusif et le capital. Je m’empresse pourtant de souligner, que l’enveloppe budgétaire globale jusque-là accordée à mon département est fort insuffisant » a- t- elle déclaré.

Dans sa politique générale, le ministère de la ville et de l’aménagement du territoire compte doter la Guinée d’un cadre de vie décent. Un programme, qui selon le ministre passe nécessairement par la promotion d’un habitat répondant aux besoins de la population. Dans sa présentation Dr Ibrahima Kourouma a mis l’accent sur son budget qui a été revu à la baisse au compte de l’exercice 2018.

« Le projet de budget de fonctionnement de 2018, s’élève à 71 milliards 592 millions 461 mille francs guinéens contre 98 milliards 157 millions 90 mille francs guinéens en 2017 soit une diminution de 26 milliards 564 millions 629 mille francs guinéens, équivalent à 27,07% » a- t- il expliqué.

Avec un projet de budget de fonctionnement qui se chiffre à environ 20 milliards de francs guinéens, selon le ministre de l’élevage et de la production animale son budget a subit une forte dégradation par rapport à celui de 2017. Une diminution, qui aux yeux de Mohamed Tall ne permet pas de faire face au développement d’un secteur comme celui de l’élevage, qui a pour rôle n’ont seulement de fournir des aliments nécessaire à l’équilibre alimentaire et nutritionnelle de la population, mais aussi de créer des richesses en améliorant significativement les revenus des populations rurales.

Comments (0)

  1. Aucun commentaire pour le moment.

    Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.

CAPTCHA ERROR!
captcha