Bannière
Bannière

Politique : Voici ce que répond l’honorable Kamissoko à l’Alliance de Faya Millimono


Dans un entretien accordé à notre rédaction, l’Honorable Mohamed Lamine Kamissoko, député de la Mouvance présidentielle et membre du bureau politique national du RPG Arc -En –Ciel, a livré ses sentiments par rapport au contenu des accords politiques du 11 Octobre dernier. Dans cet entretien, il a répondu également aux menaces du Front National pour la Défense des droits des Citoyens qui dénoncent des violations de loi à travers cet accord signé entre les partis politiques guinéens.

A cet effet, l’honorable Mohamed Lamine Kamissoko, a déclaré ceci : « Vous savez, il y a ce qu’on appelle la constitution dans un pays. Il y a aussi les lois organiques, les lois ordinaires. En plus de ça, il y a aussi les accords auxquels les gens font usage pour régler certaines situations politiques. Ce que nous devons savoir, c’est que le dialogue dont il est question, c’est une initiative exceptionnelle du Chef de l’Etat, prof Alpha Condé. Vous savez je vous ai dit à un moment donné, que le prof Alpha Condé est venu pour former, éduquer la Mouvance présidentielle, l’opposition et tout le peuple de Guinée. Une fois de plus encore, il l’a prouvé. L’opposition crée des situations, elle contourne le cadre règlementaire et constitutionnel pour la résolution de ses problèmes. Elle compte se rabattre maintenant sur les accords, les dialogues. Puisque c’est inter guinéen, nous sommes d’accord pourvue que ces accords ne se substituent pas à la loi. Et le peuple ne doit pas être surpris un jour quand les accords ne sont pas en conformité avec la constitution des lois qui constituent la vie nationale du peuple de Guinée .Il ne faut pas que vous soyez surpris pour dire encore non on a violé les accords, on n’a pas respecté ceci ou cela. Toutes ces revendications doivent être conformes aux prévisions convictionnelles. C’est ce que l’opposition ne veut pas comprendre », a-t-il déclaré.

Parlant des élections locales, le député du RPG a ajouté encore ceci : « L’élection des chefs de quartier, c’est un problème, non seulement technique, dont les solutions n’appartiennent qu’à la CENI, mais aussi un problème financier dont les moyens sont à la disposition du Gouvernement. Mais, Comment voulez-vous qu’on se mette à élire plus de 4000 chefs de quartiers en République de Guinée et que l’on fasse le jumelage de ces élections par rapport aux élections communales et communautaires. C’est-à-dire nous sommes tous des Guinéens. Il y a des gens qui ont géré ce pays avant nous. Donc financièrement et techniquement, ce n’est pas faisable de coupler ces élections locales », a-t-il indiqué. Avant de rappeler : « Pour un quartier où il aura plus de dix (10) personnes qui vont se présenter comme candidates par exemple, c’est très compliqué. La Guinée n’appartient pas à quelqu’un d’autre, elle n’appartient ni à la mouvance, ni à l’opposition, la Guinée appartient aux Guinéens. Donc, chaque fois qu’on doit poser des problèmes, on doit être patriote, aimer le peuple de Guinée et le respecté. Il ne faut pas qu’on se mette à faire des petits jeux de positionnement, c’est ce qui n’est pas bon. Maintenant qu’on est arrivé à ce niveau là. Les résultats du dialogue nous souhaitons que ça soit scrupuleusement respecté par tout le monde à condition que les points ne soient pas en contradiction avec les dispositions de notre constitution. Sinon, nous en réjouissons de la volonté de l’Etat qui cherche à rassembler tous les Guinéens autour d’un idéal allant dans le sens du renforcement de l’unité nationale, l’apaisement du climat politique et l’orientation des uns et des autres vers le développement du pays ».

Répondant aux propos des responsables du front national pour la défense des droits des citoyens, le député de la Mouvance a affirmé : « Nous sommes dans un régime de démocratie. Tous ceux qui sont dans ce front national appartiennent à des partis politiques de l’opposition. Si aujourd’hui les partis qui constituent ce front national ne sont ni pour la mouvance, ni pour l’opposition, c’est qu’ils constituent alors une nouvelle branche de l’opposition. Et ils ont le droit de se constituer en une autre alliance. Mais, la question que l’on doit se poser, est de savoir est ce que cette alliance est de nature à influencer démocratiquement ou politiquement le sens des grandes orientations issues par exemple de cet accords du 11 Octobre. Je ne crois pas du tout à ça. Tous ceux qui sont là-bas sont des gens à mon avis qui ne sont pas dans la logique de la majorité et de la minorité. C’est des gens qui font le combat pour se positionner vaille que vaille. Qu’est-ce que cette Alliance de partis politiques représente par rapport à la population ? Mais ce qu’ils veulent ne se fera jamais. Parce tout simplement ça ne va pas dans le sens de la préservation de l’intérêt du peuple de Guinée. Ces opposants du Front National pour la défense des droits des Citoyens ne sont pas plus opposants que le RPG Arc- En Ciel, l’UFR et l’UFDG. Ceux qui parlent comme ça n’ont pas d’assise nationale. Dans un dialogue, il ne faut pas dire que je suis venu avec 15 points, et il faut que les quinze (15) points passent obligatoirement, ce ne sera plus maintenant un dialogue. L’essentiel est de mettre l’intérêt de la nation au dessus de tout intérêt égoïste ou personnel », a-t-il clamé.

Sylla Ibrahima Kalil

Comments (0)

  1. Aucun commentaire pour le moment.

    Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.

CAPTCHA ERROR!
captcha