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Problématique du diabète en Guinée : La statistique inquiète les professionnels


Le 14 novembre de chaque année, l’humanité célèbre la journée mondiale du diabète. La Guinée à l’image des autres pays a célébré cette journée ce mardi 14 novembre par une conférence de presse sur le thème : ‘’Femme et diabète, notre droit à une bonne santé.’’ Au cours de cette conférence, les professionnels ont dénoncé les statistiques catastrophiques. Ainsi, ils interpellent les autorités du pays sur les préventions.

Dans son intervention, prof Naby Moussa Baldé, chef service endocrinologie diabétologie à Donka, a mis un accent particulier sur le dépistage qui, selon lui, permet de détecter cette maladie qui semble être négligée.

« Nous célébrons aujourd’hui, la journée mondiale du diabète en collaboration avec l’organisation mondiale de la sante. Cette année, nous devons être particulièrement divers pour attaquer cette maladie qui n’épargne absolument personne. Quand vous parlez du SIDA, paludisme, tuberculose, la palette des acteurs qui interviennent, sont extrêmement larges et il nous faut tout pour venir au bout de cette maladie chronique non transmissible », a-t-il invité. Ajoutant qu’au cours de l’année 2017, plusieurs activités ont été réalisées pour permettre de réduire le taux de victimes.

« En terme d’activités réalisées concrètement, nous avons été capables de former des personnels de santé sur le dépistage, la prise en charge au cours de la grossesse, nous avons réuni des sages-femmes, des gynécologues, des laborantins pour partager avec eux l’expertise dans le champ du combat ensemble, leur apprendre comment reconnaitre le diabète chez la femme, et comment on les prend en charge, le dépistage de ce diabète au cours de la grossesse. Aujourd’hui, nous avons réalisé des dépistages au Camp Samory Touré. »

Concernant la statistique de cette maladie dans le pays, il précise. « Le diabète de la grossesse chez la femme est négligé encore dans notre pays. Une partie de la mortalité maternelle et infantile qui ne baisse pas est due à ce diabète à l’hypertension, à lubricité, affection rénale, qui n’est pas intégrée dans nos structures de santé. C’est un facteur qui ne doit pas être négligé. Une femme qui fait les grossesses dans les cinq ans elle à 2 fois plus des risques qu’une autre personne de devenir diabétique tout court. Quand on a fait le teste sur 7 femmes qui étaient en consultation prénatale, il y’avait trois (3) femmes qui avaient le diabète grossesse. Aujourd’hui, au Camp Samory 12,2% sur 10 avaient du diabète sans être connu .Donc, au total, 16% des personnes qui avaient le problème du sucre, à Matam 7,8% diabétique connus, le diabète et grossesse 23,1%. »

Il ajoute : « Pour la prévention est d’abord la culture, malnutrition un enfant mal nourri, peut atteint le diabète très vite, les établissements primaires doivent contrôler les mangers des enfants, ne donner jamais aux enfants, des jus de fruits, boissons sucrée, trop de miel, trop de gras, Quand on boit des boissons sucrées va créer le diabète. »

Enfin aucun signe n’apparaitra sur la personne diabétique avant son déclanchement. Il ajoute ceci : «Je voudrais que vous reteniez d’abord pour le diabète. La majorité des personnes diabétiques n’ont absolument aucun signe de reconnaitre, par ce que c’est ce qui trompe. Donc n’attendez pas vous sentir mal pour penser que vous êtes d’abiétiques. C’est une affaire de tout le monde sans discrimination on doit faire le dépistage. On urine beaucoup et on perd de l’eau dans le corps, du cout on assoiffe boire beaucoup et uriner beaucoup qui fait dire au médecin il y’a le diabète ici. Donc il touche de nouveau-né à la personne de 100 ans. Si on ne fait pas le texte on ne s’aura pas. »

Camara Ibrahima Sory

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