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Transports : les travailleurs de la SOTRAGUI en grève


Une centaine de travailleurs de la société guinéenne de transports (SOTRAGUI) ont débarqué ce jeudi devant le ministère des transports. Ils disent n’être pas payés depuis trois mois.

Ces grévistes ont débarqué à bord de deux bus pleins devant leur ministère de la tutelle. Avec des slogans hostiles, ils réclamaient trois mois d’arriérés de salaires.

Camara Abdoulaye, chauffeur, explique ses souffrances : « Je suis sorti de la maison à 4h du matin pour fuir du propriétaire du loyer, je lui dois de l’argent. Ma femme aussi vient d’accoucher, je n’ai pas d’argent. Vous voyez ce que ça fait ».

Ibrahim Barry, contrôleur, soutient : « Quelqu’un m’a endetté cent mille francs pour que mon enfants aille à l’école ce matin. Voila le reçu qui est là et j’ai pris l’engagement avec ce dernier pour le 05 février. Ma maman aussi est malade, j’ai eu l’ordonnance de quatre cent mille francs, comment payer ça. Je suis sans salaire pendant trois mois. Je n’ai pas d’autres sources de revenu ».

Pour Diallo Thierno Amadou, il y a trois mois que les autorités du ministère des transports sont informés de la situation mais sont restés sans réagir. « Nous ne quitterons pas d’ici tant qu’on n’a pas notre argent. Nos syndicats ont déjà informé les autorités du ministère avant qu’on ne débarque. Notre directeur général et sont DAAF sont tous présents ici. Ça fait trois mois que nos dirigeants négocient avec le ministère », confie-t-il.

Pour certains, ils sont trahis par leur direction qui se fait corrompre par le ministère des transports. « On a corrompu les gens de la direction de SOTRAGUI au département. Quand ils arrivent, ils ne disent jamais la vérité. Ils ne font que mentir. Même hier ils étaient là encore. Ils ont dit aux syndicalistes de se retirer entre eux et nous les travailleurs. »

A en croire ces derniers, cinq bus sont opérationnels à l’heure actuelle sur les cent et quelques au total, grâce à la mauvaise gestion du ministère et de la Direction de la SOTRAGUI.

Au moment où nous quittions les lieux, les grévistes se dirigeaient vers le palais Sékhoutouréyah avec des pancartes à la main pour se faire entendre par le président de la République.

A suivre…

Younoussa Sylla

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