Bannière

Trump et Macron : poignée de main virile et "pragmatisme" au menu du déjeuner


Emmanuel Macron a rencontré pour la première fois Donald Trump jeudi à Bruxelles. Au-delà de la poignée de main qui a fait couler beaucoup d'encre, le président américain a affirmé avoir misé sur la victoire du jeune Français.

Emmanuel Macron faisait ses premiers pas sur la scène internationale en tant que président de la République française. Jeudi 26 mai à Bruxelles, il a rencontré son homologue américain, l'imprévisible Donald Trump, lors d'un déjeuner de travail. Une rencontre déjà largement commentée, non pas sur le contenu de la discussion entre les deux hommes, mais davantage pour la poignée de main plus que virile qui l'a initiée ainsi que par la révélation suivante : Emmanuel Macron était le poulain sur lequel Donald Trump avait parié dans la course à la présidentielle française.

Une poignée de mains très commentée

La rencontre entre les deux hommes a commencé par une salutation virile. Le président américain a semblé tester son jeune collègue, de plus de 30 ans son cadet, avec son habituelle poignée de main aux allures de bras de fer, à laquelle Emmanuel Macron a semblé résister, figé dans son fauteuil, un sourire légèrement crispé sur les lèvres. Une poignée de mains largement commentée par les internautes et raillée sur les réseaux sociaux.

Donald Trump n'en est pas resté là et a voulu prendre sa revanche. Un peu plus tard, au siège de l'Otan, sous le regard amusé des autres dirigeants, dont la chancelière allemande Angela Merkel et le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, le président américain, tout sourire, a alors ostensiblement tiré vers lui le bras du Français. Un partout : balle au centre.

Échanges pragmatiques et tomates-mozza

Tomates et mozzarella, veau et mousse au chocolat belge, le déjeuner de travail entre les deux dirigeants a aussi été l'occasion, selon Emmanuel Macron, d'un "long échange", "extrêmement direct et très franc" entre les deux alliés, engagés côte-à-côte dans la lutte contre les djihadistes sur le théâtre irako-syrien et dans le Sahel.

"Je dirais que le cœur de nos échanges fut le pragmatisme", a déclaré le président français. "Il y a des sujets sur lesquels nous n'avons pas forcement la même lecture, (...) mais nous avons pu échanger de manière extrêmement directe avec une volonté affichée de renforcer notre partenariat".

À la veille du sommet du G7 en Sicile, dont la France espère des engagements "ambitieux" en faveur du climat, Emmanuel Macron a tenté de convaincre Donald Trump de ne pas "annuler", comme il l'avait promis pendant la campagne, l'accord de Paris, conclu en décembre 2015 après d'âpres négociations.

"Le président Trump a redit qu'il n'avait pas encore pris sa décision sur le sujet, il a expliqué qu'il avait de fortes pressions en interne pour sortir de l'accord", a-t-on indiqué côté français. "Il a été à l'écoute, une discussion s'est engagée, il a dit : 'on a des différences mais pas des désaccords'" sur cette question.

"You were my guy"

Lors du déjeuner, Donald Trump en a profité pour revenir sur la campagne électorale française. Il a célébré la "formidable victoire" d'Emmanuel Macron, ces deux dirigeants ayant en commun d'avoir été des outsiders dans leurs courses respectives à la présidence.

"You were my guy ! (Vous étiez mon favori!)", aurait même lancé le tonitruant président américain, selon l'Élysée, démentant au passage les rumeurs sur son soutien à la candidate du Front national Marine Le Pen.

Emmanuel Macron aurait donc réussi à obtenir les soutiens de Barack Obama et Donald Trump. Même en politique américaine, il sait faire preuve de centralité.

Avec france24.com

Comments (0)

  1. Aucun commentaire pour le moment.

    Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas mis en ligne. Les champs avec un * sont obligatoires.

CAPTCHA ERROR!
captcha