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Vindicte Populaire en Guinée :« La Charia islamique ne prévoit de lynchage qu’en cas d’adultère… », Précise le Président Ibrahima Aminata Diallo


Criminalité ou règlement de compte, la justice populaire est devenue de plus en plus inquiétante en Guinée. C’est dans cette optique que la Plate-forme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PJDD) a, au cours d’une conférence de presse tenue, ce jeudi 27 Juillet 2017, condamné fermement la vindicte populaire qui est devenu un moyen pour des personnes pourexprimer leurs mécontentements.

A l’entame de ses propos, le Président de ladite Plate-forme, Ibrahima Aminata Diallo, a déclaré que la question de la vindicte populaire n’est ni dans l’islam, ni dans le christianisme. « Alors la question qui se pose est de savoir comment s’expliquent ces éruptions de violences collectives, aveugles et sauvagement meurtrières ? La question nous préoccupe d’autant plus que nous n’en trouvons pas de fondement ni dans l’islam, ni dans le christianisme, ni dans la morale des cultures traditionnelles des ethnies guinéennes, ni dans la législation guinéenne », a-t-il précisé.

Selon lui, la Charia islamique ne prévoit de lynchage qu’en cas d’adultère mais seulement par suite d’un verdict prononcé par un tribunal islamique compétent. « Une telle pratique est d’ailleurs inconnue en Guinée », a souligné Ibrahima Aminata Diallo.

Poursuivant son intervention, il martèle en disant que cette question appelle que de telles flambées de violences aveugles n’ont pas de fondement ni dans les religions pratiquées en Guinée, ni dans les coutumes du pays, « comment s’explique le silence des notables en islam, des hommes d’églises, des coordinations régionales des sages, des partis politiques, de la plupart des organisations de la société civile, des fonctionnaires de l’Etat en particulier ceux du ministère de la justice face à ces actes de mépris de la vie humaine, à ces atteintes aux droits de l’homme ? »

Par ailleurs, la Plate-forme des Jeunes Leaders de l’Axe pour la Démocratie et le Développement à travers son président, Ibrahima Aminata Diallo lance un appel pressant au gouvernement, « face à cette situation, je lance un appel pressant au gouvernement guinéen pour qu’il procède aux réformes qui s’imposent pour garantir la sécurité des citoyens et rétablir dans la confiance des justiciables dans la justice guinéenne. A la justice guinéenne de prendre conscience de son laxisme, source d’accumulation de frustrations, de crise de confiance profonde entre elle et les justiciables dont les vindictes populaires ne sont que les conséquences », a-t-il lancé.

A rappeler que dans l’intervalle de Six (6) mois, c’est-à-dire (samedi 14 Décembre 2016 et 30 Mai 2017), la Guinée a enregistré quatre (4) cas de la justice populaire dont le dernier cas est celui d’AdamaOularé, lynché au quartier Lambandji, dans la commune de Ratoma.

La Rédaction

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