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Élections locales en Guinée : Débat sur le niveau des cautions


Après la fixation par la CENI des cautions pour la participation aux élections locales prevues le 04 Février 2018, les réactions fusent de partout.

Côté politique, le leader du Bloc libéral, Faya Millimono, arrivé quatrième à la dernière présidentielle, s’est dit « rassuré » de voir enfin les élections locales se tenir en février.

Même sentiment pour Chérif Bah, vice-président chargé des relations extérieures et de la communication de l’UFDG. La tenue des élections locales « marque le début de la fin de la fraude en Guinée », se réjouit-il, soulignant l’importance des élus locaux dans la gestion des scrutins nationaux.

Les seuls griefs portent sur les montants des cautions que les candidats devront déposer. Des sommes que Faya Millimouno juge élevées : 8 millions de francs guinéens (environ 750 euros) pour les candidats au niveau des communes urbaines et 3 millions (environ 280 euros) pour ceux qui se présentent dans les communes rurales.

Tout citoyen guinéen âgé de 21 ans ou plus est autorisé à briguer la présidence des communes
Quant au plafonnement des dépenses de campagne – fixé à 6 milliards de francs guinéens (soit environ 562 000 euros) -, Faya Millimouno exprime une seule et unique inquiétude : de voir l’argent public ou les autres moyens de l’État, tels que des véhicules administratifs, servir la cause des candidats du parti au pouvoir.
Néanmoins, son parti envisage de déposer des listes de candidatures dans les dix prochains jours. « L’UFDG est un grand parti, renchérit Chérif Bah. Nous allons présenter des candidats dans les 342 circonscriptions électorales du pays. »

« Tout citoyen guinéen âgé de 21 ans ou plus, jouissant de ses droits civiques, est autorisé à briguer la présidence des communes urbaines et rurales », a rappelé la Commission électorale nationale, Ceni. Ce qui ouvre la voie aux candidatures indépendantes, alors qu’il faut obligatoirement appartenir à un parti politique pour participer aux scrutins législatifs et présidentiels.

L’institution électorale a fait des affiches publiques pour inviter les intéressés à faire acte de candidature à compter de ce mercredi 6 décembre jusqu’au 20 du même mois.

Un budget payé au compte goutte

Le budget est entièrement disponible dans un compte séquestre
Pour organiser les élections locales, la Ceni a déposé sur le bureau du président Alpha Condé une facture de 350 milliards de francs guinéens (environ 32,8 millions d’euros), payé au compte-goutte. Si la totalité du budget électoral est disponible, à en croire un récent communiqué présidentiel, Alpha Condé souhaite contrôler l’utilisation des fonds et exige à cet effet la justification de chaque dépense.

Après un premier décaissement de 90 milliards de francs, seuls 20 autres milliards sont actuellement à la portée de l’institution. Pour chaque dépense, la Ceni est contrainte d’établir un bon, le faire doublement valider par les ministères de l’Économie et des finances et celui du Budget, confie une source proche de la Commission électorale nationale indépendante.

« Le budget est entièrement disponible dans un compte séquestre. La Ceni peut le décaisser au fur et à mesure en présentant des justificatifs », explique-t-on au ministère du Budget, en le justifiant par « l’obligation de gestion rationnelle et transparente de l’argent du contribuable ».

Extrait in JA

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