La transition guinéenne engagée après le renversement du président Alpha Condé en septembre 2021 devait, selon les promesses initiales du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), durer 18 mois. Trois ans plus tard, le calendrier électoral reste incertain.
Le cadre de la transition
La Charte de la transition, adoptée en 2021, prévoyait l'élaboration d'une nouvelle Constitution et l'organisation d'élections libres. Le recensement général de la population, achevé en 2024, devait précéder le référendum constitutionnel et les élections.
Les points de blocage
Plusieurs facteurs expliquent les retards : le débat sur la nouvelle Constitution, les tensions avec la CEDEAO, les revendications de la société civile et des partis politiques réclamant un calendrier précis. Le dialogue national de 2024 n'a pas abouti à un consensus.
Les enjeux régionaux
La Guinée s'inscrit dans un contexte de transitions similaires au Mali, au Burkina Faso et au Niger. La CEDEAO, après avoir assoupli sa pression, reste attentive aux engagements pris par les autorités de transition.